On estime à environ 170 types d’espèces bactériennes différentes par individu, en fonction de leur cadre de vie, de leur environnement, de leur hygiène de vie, de leur stress, de leur activité physique ou non…

C’est au moment de la naissance que la mère transmet à son enfant, une quantité importante de bactéries, à condition que l’accouchement se fasse par voie basse. Si l’enfant est de plus allaité, cela complétera son apport en anticorps renforçant ainsi son immunité.

Il existe 2 types de bactéries : les premières sont appelées symbiotiques ou commensales (pour les bonnes) et pathogènes (pour les moins bonnes certes, mais nécessaires) ! Tout est question d’équilibre, une fois de plus.

Les bonnes bactéries agissent sur notre système nerveux et communiquent avec nos neurones dits entériques (logés dans notre intestin) grâce au nerf vague. Ce sont ces mêmes bactéries qui influencent notre humeur car elles agissent sur notre système hormonal (dopamine, sérotonine, adrénaline), sur notre métabolisme (carences en vitamines B12, cholestérol…), sur la qualité de notre système immunitaire (maladies auto-immunes, allergies…) et enfin sur notre mental !

Lorsque l’équilibre du microbiote est rompu, la dysbiose apparaît. Elle se caractérise par une porosité intestinale (altération de la paroi intestinale), une fermentation excessive (estomac, intestin grêle ou côlon) et/ou une putréfaction intestinale (avec gaz malodorants).

Une alimentation dite « physiologique » constitue un pilier important pour entretenir un microbiote équilibré. Une bonne assimilation est également indispensable, grâce à une paroi intestinale intègre. Et enfin, la mastication est la clé pour une digestion et un microbiote de qualité.

Qu’entend-t-on par « alimentation physiologique », en naturopathie ?

Elle doit être essentiellement végétale et est à moduler en fonction de son activité et de son terrain propre. Elle comprend :

– 80% de végétaux (60% de cru idéalement et 20% de cuit) : fruits frais de saison (ou séchés mais attention au sucre, ou gras tels qu’avocats ou olives), les légumes à feuilles vertes (laitue, mâche…), les légumes verts, les jeunes pousses (pourpier tellement bon mais tellement rare à trouver et dont la récolte est très courte), graines germées, légumes lactofermentés, herbes aromatiques (persil, coriandre…), légumes racines (panais, carottes, patate douce… profitez-en, c’est justement la saison !). Sans oublier les oléagineux (amandes de France si possible et non la californienne qui épuise nos ressources en eau !, noix, noisettes…).

– 20% de protéines crues et/ou cuites : algues (dulse, wakamé…), les champignons, le fromage au lait de chèvre cru, les œufs (mollets : 6 minutes de cuisson ou coque : 4 minutes à la vapeur pour garder le jaune coulant et ainsi sa richesse en oméga 3 ou consommez-en de la marque bleu blanc cœur, de temps en temps !), les petits poissons gras (sardines, anchois…). Pour celles qui n’aiment pas la viande : pensez à l’association 1/3 légumineuses et 2/3 céréales et dans tous les cas, limiter la part de protéines comme viande rouge ou charcuterie.

Vous l’aurez compris, manger physiologique, c’est d’abord manger le moins transformé possible et majoritairement végétal.

Prenez soin de vous sainplement !

Isabelle Luquet, naturopathe

Pour des conseils personnalisés et adaptés à vous-même, n’hésitez pas à prendre rendez-vous sur Doctolib ou à me contacter par téléphone.

 

Photo by Diana Oborska on Unsplash

Photo by Alexandr Podvalny on Unsplash