LA PEAU

Avec les beaux jours qui arrivent, nous avons hâte de dé-couvrir ou re-découvrir notre peau pour la laisser se dévoiler à la lumière.

La peau est un tégument, tissu qui couvre tout notre corps. Elle est aussi notre première barrière de protection face aux agressions extérieures : soleil, pollution, froid, chauds, produits chimiques, nanoparticules et autres agents pathogènes …

Comprendre la structure de la peau … La peau est l’organe qui recouvre tout notre corps et est ainsi, de par sa surface de plus de 2 mètres et son poids de 5 kilos, l’un des plus importants.
Elle s’expose à qui veut bien la voir et peut s’observer à l’œil nu.

Elle est constituée de 3 couches barrières :

  • L’EPIDERME est la première couche superficielle de la peau. Il est majoritairement constitué de cellules kératinocytes et c’est, grâce à la kératine que ses cellules produisent, que la peau est imperméabilisée et protégée.
    Chaque jour, des millions de cellules meurent et tombent : c’est la desquamation (couche cornée).
    La mélanine, pigment qui donnera sa couleur à la peau et absorbe les UV, est située dans la couche basale (la plus profonde) de l’épiderme.
    D’autres cellules dites macrophages (cellules de défense) protègent notre peau des corps étrangers.
    On y trouve aussi des terminaisons nerveuses telles que les récepteurs au toucher.
    L’épiderme ne contient ni vaisseaux sanguins, ni lymphatiques : il utilise donc le derme pour se nourrir. C’est un véritable bouclier, qui se renouvelle tous les 30 jours. La flore qui se loge à la surface de la peau est fragile. Il faut donc éviter les produits trop abrasifs afin de maintenir cette protection naturelle.
  • LE DERME est un tissu conjonctif résistant et flexible car il est composé de fibres de collagène et d’élastine. Grâce aux vaisseaux sanguins, il apporte la nourriture à la peau. Il a également un rôle de régulation de la température et de filtration, avec ses bulbes pileux et son sébum (glandes sébacées) mais aussi avec la sueur (glandes sudoripares) qu’il excrète. C’est dans cette deuxième couche que se situent les principaux récepteurs sensoriels.
  • L’HYPODERME est une autre couche de tissu conjonctif composée de cellules graisseuses (les adipocytes), véritable protection contre les chocs mais aussi lieu de stockage de nos « déchets » telles que graisse, cellulite… qui viennent gonfler les cellules de l’hypoderme. C’est l’interface de notre peau et de nos muscles.

 Quelques exemples :
* Une vergeture est une déchirure du derme.
* Une ampoule est une séparation des couches du derme et de l’épiderme par un liquide interstitiel.
* Taches de rousseur et grains de beauté sont une accumulation de mélanine…

En résumé, notre peau possède plusieurs fonctions :

C’est un organe sensoriel (perçoit stimuli tactiles, douloureux, thermiques) avec un rôle protecteur contre les agressions extérieures (sébum = imperméabilisation et lubrification, déshydratation, UV, traumatisme, bactéries). Elle régule notre température corporelle (grâce à la sueur, la vasodilatation ou la vasoconstriction des vaisseaux sanguins en superficie). Elle élimine nos déchets (par la sueur et le sébum). Elle participe à la synthèse de la vitamine D (hormone dont le précurseur – forme inactive – avant transformation par le foie et les reins). Elle est un réservoir sanguin qui agit comme une pompe (les vaisseaux de la peau contiennent 8 % du sang en circulation. Activé par la peau via les capillaires qui se dilatent ou se rétractent, le sang peut accélérer son débit circulant). Sans oublier sa fonction psychologique (elle révèle nos émotions, un état intérieur…).

La peau fait partie des émonctoires (ou organes d’élimination) qui sont les filtres de notre corps. Ils ont pour fonction de gérer ce que nous y introduisons et sont en charge d’évacuer les déchets (toxines, toxiques et résidus métaboliques) et ce, dans la mesure où ils fonctionnent. C’est l’émonctoire ou porte de sortie privilégiée du naturopathe grâce aux glandes sudoripares (avec la sueur) et aux glandes sébacées (avec le sébum).

La peau est le miroir intérieur de notre corps,
Quatre conseils pour en prendre soin :

La première astuce est de s’hydrater ! Après la respiration, l’eau est l’aliment le plus important ! Boire 1,5 à 2 litres d’eau est primordial pour nous tenir en état d’hydratation constant. En plus d’éliminer les toxines, de drainer et de faciliter la digestion, l’eau va permettre de redonner de l’élasticité et de la souplesse à la peau. Vous vous plaignez de votre peau de crocodile ? Et si le secret était déja de boire plus d’eau ?

Idéalement, de l’eau plate et peu minéralisée. Vous référez à l’étiquette de votre bouteille d’eau minérale pour y chercher la mention résidu sec qui doit idéalement être inférieur à 100 mg/L. Les choisir avec peu de sulfates, de chlorures, de nitrates (capacité à se transformer en nitrites aux effets toxiques reconnus) ou de sodium (trop de sel nuit au bon fonctionnement de nos artères). Privilégiez les eaux nature que vous pouvez agrémenter de temps en temps d’un jus de citron ou d’un hydrolat de votre choix (le cassis pour sa saveur légèrement fruitée ou la Rose de Damas..).

La deuxième astuce consiste à prendre soin de son assiette. La beauté de votre peau est directement liée à votre alimentation. Nous sommes ce que nous décidons de manger. Ainsi lorsque la qualité de notre peau est altérée ou que se posent des problèmes de cicatrisation, soyons plus attentifs à ce que nous mangeons.

Pensez :
1 – aux petits poissons gras 1 à 2 fois/semaine (sardines, maquereaux, anchois en conserve ou en bocal en verre), riches en omégas 3. Attention au saumon et au thon frais car ils accumulent des métaux lourds. Privilégiez plutôt le saumon d’Alaska ou la truite. Vous pouvez ainsi consommer 1 à 2 noix du Brésil/jour, riche en sélénium, antioxydant neutralisant le mercure.

2- aux huiles végétales alimentaires vierges de première pression à froid, à conserver au réfrigérateur et riches en vitamine E comme l’huile de germe de blé. Le réflexe oléagineux : 30 à 50gr par jour d’amandes ou de noix en collation est une bonne source de gras et peut aisément remplacer viennoiseries ou produits raffinés, si riches en sucres !

3 – à une alimentation riche en antioxydants (fruits entiers à croquer, légumes, épices, céréales complètes si vos intestins les supportent) ! Sans oublier que les fruits et les légumes frais sont également riches en eau.

La troisième astuce, c’est la lumière. L’homme vit de matière mais aussi de lumière. L’association des 2 contribue à la santé. De plus, la lumière agit sur le moral ! On a vu que notre organisme fabrique lui-même une partie de la vitamine D dont il a besoin, à partir d’un précurseur du cholestérol et en présence d’UVB.

On considère que s’exposer au soleil 15 à 30 minutes par jour, à partir du printemps et jusqu’à l’automne, permet de couvrir les besoins. Evitez une exposition prolongée et aux heures où le soleil est au zénith… A noter que la capacité à fabriquer cette fameuse vitamine D3 aurait tendance à diminuer avec l’âge et la vigilance est de mise si vous avez plus de 60 ans. Avant toute supplémentation, il est  vivement recommandé de faire un dosage par analyse sanguine afin d’éviter toute complémentation aveugle.

La quatrième astuce : veillez à suer et transpirer en pratiquant une activité physique régulière !

Prenez soin de vous sainplement !

Isabelle Luquet, naturopathe

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Les conseils cités dans ce texte ne sont pas destinés à l’automédication : ils sont délivrés à titre informatif et ne remplacent en aucun cas un avis ou une prescription médicale. Ils ne sauraient se substituer aux diagnostics et ordonnances délivrés par les médecins qui sont les seuls habilités à délivrer des traitements médicaux thérapeutiques.

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