Le gluten est cette substance visqueuse (glue), constituée de protéines (gluténines, prolamines…), qui confère à la pâte son élasticité au contact de l’eau.

Le gluten se trouve non seulement dans les farines mais aussi les pâtes, la semoule, le pain, les flocons, dans certains ingrédients (maltose, dextrine, arôme artificiel et naturel, sauce soja…) et dans certains produits alimentaires comme le chocolat, les yaourts crémeux, les crèmes de fromages, le jambon et la charcuterie, sans oublier… dans la plupart des produits industriels. La liste est longue mais ce gluten est apprécié tant, parce qu’il permet au pain de gonfler généreusement, que parce qu’il donne du moelleux aux pains de mie, aux brioches…

Si le taux de gluten a augmenté, c’est pour les besoins industriels et ce, au détriment de notre métabolisme digestif. L’allergie ne se guérit guère. L’intolérance permet des écarts.

Il est aujourd’hui admis que le gluten peut provoquer des intolérances intestinales jusqu’à la maladie coeliaque qui est une destruction de la paroi de l’intestin grêle.

Ce n’est pas tant le gluten qui pose problème que la transformation du blé, un blé génétiquement modifié, pesticidé et fongicidé. Les pesticides du blé actuel contiennent du mercure, métal lourd qui une fois ingéré prend la place du zinc, oligoélément qui nous permet de digérer le gluten. Cherchez l’erreur ? Sans compter que les pesticides et les fongicides asphyxient tant notre flore intestinale que la respiration cellulaire de nos cellules par le blocage d’une enzyme.

Ces dernières années, les produits sans gluten ont envahi les rayons de nos magasins. Pourtant, à y regarder de plus près… Les aliments sans gluten ont souvent un index glycémique (IG) plus élevé car ils sont fabriqués à base de maïs (facilement transformable, peu cher, sans compter le risque qu’il soit génétiquement modifié). Sans gluten, ne veut donc pas forcément dire meilleur. Vigilance, donc !

Ne refaisons pas l’erreur de Pasteur : ce n’est pas seulement l’aliment qui pose problème mais le terrain, et donc notre organisme. Il faudra donc rétablir un équilibre général et refaire un tour d’horizon de sa propre hygiène de vie (cuisine, stress, environnement, nutriments…).

Nous avons bien plus intérêt à éliminer sur le long terme, les vrais poisons (édulcorants, additifs, pesticides, engrais, fongicides, métaux lourds, produits raffinées, alcool, sucre blanc), à assainir le terrain, à revoir notre eau de boisson si nécessaire, à savoir accueillir nos émotions, à pratiquer une activité physique aussi régulière que possible et à cultiver le bon sens.

Car, au-delà des problèmes digestifs, on peut identifier différentes causes qui favoriseront l’inflammation. Ce peut être certes, les intolérances au gluten (blé raffiné) mais aussi le stress, la malbouffe, les produits laitiers, la prise régulière d’antibiotiques ou d’anti-inflammatoires (favorisant la destruction du mucus protecteur de l’intestin). Or, quand la paroi intestinale ne fait plus barrière aux toxiques, métaux lourds, allergènes, germes, il y a risque d’encrassage puis d’intoxication et la possible apparition de maladies.

6 réflexes à adopter dans le cas d’une intolérance sévère au gluten (sans jamais oublier de vous observer) :

  • Parmi les farines, miser sur celles de sarrasin, de châtaigne (attention : goût sucré), coco, riz, épeautre (avec gluten) et l’arrow-root (fécule utilisée en cas de troubles digestifs).
  • Remplacer le beurre par du beurre ghee (beurre clarifié indien à faire vous-même ou à acheter en magasin bio) ;
  • Préférer le vinaigre de cidre ;
  • Si dessert, utiliser l’arrow root (racine de plante verte) en fécule ;
  • Terminer vos repas par une tisane de camomille ou digestive (anis vert, fenouil, aneth, réglisse sauf si hypertension) , de préférence 1 heure après…
  • Eviter le riz ou les pâtes précuits car cette pré-cuisson à haute température transforme les sucres lents en sucres rapides qui ont tendance à faire flamber l’indice glycémique et favoriser sur le long terme un terrain inflammatoire !

Prenez soin de vous sainplement !

Isabelle Luquet, naturopathe

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Les conseils cités dans ce texte ne sont pas destinés à l’automédication : ils sont délivrés à titre informatif et ne remplacent en aucun cas un avis ou une prescription médicale. Ils ne sauraient se substituer aux diagnostics et ordonnances délivrés par les médecins qui sont les seuls habilités à délivrer des traitements médicaux thérapeutiques.

 

 

 

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