On dit que pour être en bonne santé, il faut s’alimenter sainement. Mais de quoi parle-t-on exactement ?

Je dirais qu’il n’y a pas de règle exacte mais il y a des bases à adapter selon les tolérances de chacun(e)s.

Mais, avant même de porter votre fourchette à la bouche, je me dois de vous rappeler de mastiquer +++++ (cela facilite la digestion et favorise la satiété) et d’éviter au maximum les sources de stress, lorsque vous mangez… comme travailler en mangeant, regarder les nouvelles télévisées qui peuvent être anxiogènes et donc sources de stress…

Conseil n°1 = Manger diversifié.
Existe-t-il un aliment unique qui donne tous les nutriments nécessaires au corps humain ? Il y en a bien un. Il nous est réservé pendant les premiers mois de notre vie… le lait maternel ! Mais ce trésor que la mère offre naturellement à son enfant ne dure que quelques temps. Il faut donc penser à se nourrir autrement en grandissant.
Pourquoi manger varié ? Pour assurer un apport diversifié et complet avec le maximum de nutriments pour le corps. On les retrouve dans les macronutriments (glucides, protéines, lipides et fibres) et les micronutriments (vitamines, minéraux, oligoéléments…). D’exclure définitivement une catégorie d’aliments pour telle ou telle raison, nécessite une décision en conscience. Pour exemples : la suppression de céréales complètes peut priver l’organisme des vitamines B, celle de tous les aliments d’origine animale peut engendrer des carences en protéines (les matériaux de construction du corps : nos briques), en vitamines B12 et D…

Conseil n°2 = Manger local (ou du terroir).
Cela peut se justifier d’une part, si on considère que l’être humain est d’abord lié au sol où il est né mais d’autre part et encore plus aujourd’hui, manger local devient une nécessité tant pour des raisons écologiques (bilan hydrique, empreinte carbone) qu’économiques (faire vivre notre production locale). A noter que la composition des aliments peut varier d’une région à l’autre en fonction du climat, de l’ensoleillement, de la nature du sol, des eaux et de son mode de culture. Cela n’exclut pas de manger, quand l’occasion se présente,  un produit « exotique » mais la base reste le local autant que possible.

Conseil n°3 = Manger le moins dénaturé possible et de saison.
Les aliments sont à consommer dans le respect de leur composition initiale, sans avoir été transformés à l’excès et en fonction des saisons. Aujourd’hui, les aliments arrivent rarement dans notre assiette, telle que la nature nous les propose. En effet, il existe un certain nombre de transformations par lesquelles passent nos aliments lors de leur production. Qu’il s’agisse du mode de culture, d’élevage, de leur préparation ou de leur conservation. Ce qui en modifie beaucoup les qualités. Les procédés de dénaturation sont de 2 sortes. Soit ceux qui soustraient quelque chose à l’aliment (la différence entre un aliment complet et non complet notamment les céréales, le raffinage, le durcissage des huiles qui donne des margarines), soit ceux qui additionnent quelque chose à l’aliment (épendages d’engrais, antibiotiques, additifs…).

Conseil n°4 = Manger davantage d’aliments d’origine végétale.
Avant tout, parce que le tube digestif de l’être humain est plus à même de digérer des quantités généreuses de végétaux que de chair (viande, poisson…). Une alternance de cru et de cuit est idéale. Mais le cru peut se révéler problématique sur un tube digestif sensible, du fait de l’abondance de fibres qui peuvent être irritantes. Dans ce cas de figure, il faudra alors envisager une autre approche.

Mon dernier conseil : Veiller à une cuisson la plus douce possible (vapeur, wok, au four, al dente ou croquant) et évitez grillades et autre four à cuisson express !

En résumé, revenir le plus possible à une alimentation brute que vous aurez cuisiné et que vous mangerez en conscience, en privilégiant le retour à des saveurs originelles !

Ces conseils sont d’ordre général. Ils seront à adapter en fonction des tolérances digestives de chacun(e)s !

Prenez soin de vous sainplement !

Isabelle Luquet, naturopathe

Pour des conseils personnalisés, n’hésitez pas à prendre un rendez-vous via Doctolib.

Les conseils cités dans ce texte ne sont pas destinés à l’automédication : ils sont délivrés à titre informatif et ne remplacent en aucun cas un avis ou une prescription médicale. Ils ne sauraient se substituer aux diagnostics et ordonnances délivrés par les médecins qui sont les seuls habilités à délivrer des traitements médicaux thérapeutiques.

 

Photo d’ Alyssa Kowalski sur Unsplash /Photo de Trình Minh Thư sur Unsplash