L’eau est la seule boisson véritablement compatible avec un organisme vivant. Elle est indispensable à l’homéostasie (juste équilibre) de l’organisme, permet de transporter les éléments nutritifs mais également d’éliminer les déchets.
Quand on dit eau, on pense liquide. Or, il ne faut pas oublier que l’eau se trouve également dans les fruits et les légumes frais, de préférence crus ou cuits à la vapeur douce.
Il est utile de rappeler que la plus grande partie de l’eau, contenue dans les boissons et dans les aliments, passe dans le sang. L’urine se forme dans les reins à partir du sang circulant. Ce sang traverse les glomérules –  filtres du néphron (unité structurale des reins) –  qui ne laissent passer que l’eau et les molécules de très petite taille. Ce qui donnera l’urine primitive. C’est lors du passage dans les tubules, grands réseaux à l’intérieur des reins, que les substances utiles telles que glucose, sels minéraux et eau seront réabsorbées par les tubules. L’urine définitive, concentrée en urée et autres déchets, sera alors évacuée des reins vers la vessie.
Pour une bonne hydratation du corps, un équilibre est nécessaire entre les quantités d’eau entrant dans le corps (alimentation i.e ce que l’on apporte de l’extérieur) et l’eau éliminée par le corps (transpiration, respiration, urine)…
Le fait qu’une eau soit potable et donc conforme aux normes, ne signifie pas qu’elle soit exempte de matières polluantes mais sa concentration a été jugée assez faible pour ne pas mettre en danger la santé du consommateur. Sa consommation courante ne serait cependant pas mise en doute, si les questions du traitement et d’acheminement de l’eau ne suscitaient pas autant d’interrogations.
En naturopathie, on considère que l’eau que l’on boit doit servir à évacuer, par les urines principalement, les déchets métaboliques. La minéralisation du corps, quant à elle, doit se faire par les aliments et non par l’eau, sauf indications thérapeutiques précises. Car les fruits et les légumes sont nos fournisseurs quotidiens en minéraux organiques, assimilables par l’organisme. En revanche, les minéraux de l’eau ne seraient pas ou peu absorbés. Pour qu’ils le soient, il faudrait qu’ils aient d’abord été assimilés par des végétaux. Il faut donc manger des végétaux pour se procurer les minéraux dont on a besoin.
On privilégiera donc la consommation d’une eau peu minéralisée (fourchette entre 15 et 150 mg/l) car ” l’eau sert plus par ce qu’elle emporte que par ce qu’elle apporte ” (Louis Claude Vincent – Inventeur de la BEV ou Bioélectronique de Vincent).

 

  • Les eaux minérales présentent des teneurs en sels minéraux et en oligo-éléments en quantité plus ou moins importante. Elles proviennent de sources thermales qui ont une valeur curative, ces eaux devraient donc être consommées en thérapies et non pas de manière quotidienne.
Certes, l’organisme a besoin de minéraux et d’oligoéléments mais en petite quantité et une consommation régulière d’eau minérale l’oblige à puiser dans ses réserves énergétiques pour éliminer le surplus, avec un risque d’épuisement des organes filtres (tels que les reins) ou d’encrassement (accumulation de déchets). Une eau trop chargée ne pourra remplir ses fonctions de transport des nutriments et d’élimination des déchetsDe même, la plupart des minéraux contenus dans les eaux sont inorganiques et donc peu assimilables par l’organisme.
Boire tous les jours, la même eau minérale peut entraîner un déséquilibre de l’apport des minéraux dans l’organisme qui seront alors toujours les mêmes. C’est pourquoi il est recommandé de varier les eaux minérales.

 

  • L’eau de source provient de sources de surface (et non souterraines). Elle est dite “eau neutre” car peu minéralisée. Elle est  naturellement alcaline (pH supérieur à 7) avec un effet diurétique doux. Sa teneur en minéraux n’est pas constante mais plus en adéquation avec l’équilibre de l’organisme,  soit inférieure à 150 mg / litre. C’est une eau  qui peut se boire au quotidien mais qui reste sujette à la problématique des bouteilles en plastique.
Lire les étiquettes des bouteilles d’eau :
Toutes les eaux contiennent trois éléments de base : les bicarbonates, les sulfates et les chlorures…. des éléments mineurs selon les eaux : Brome, Iode, Fluor, Lithium, Silicium… et d’autres, sous forme de traces (oligo-éléments) : Fer, Manganèse, Cuivre, Sélénium…
Veiller à choisir une eau moins chargée en sulfates qu’en bicarbonates. En effet, une concentration trop importante en sulfates peut avoir un effet laxatif important, pas toujours supporté par les enfants, plus sensibles.

 

Les mentions principales à examiner sur l’étiquette sont :
  • Le résidu à sec (= quantité de minéraux restants après évaporation d’1 L d’eau soumis à 180 °C). Il ne doit excéder 100mg/litre pour une eau de consommation courante.
  • Le pH qui doit être compris entre 6.5 et 8, en choisisant un pH proche de 7.
  • Le taux de nitrates qui ne doit pas excéder 5mg/litre. Les nitrates transformés en nitrites dans l’organisme, empêchent l’oxygénation de l’hémoglobine du sang. Certaines eaux affichent un taux de zéro nitrate mais qui ne doit pas occulter la teneur des résidus secs.
 Quelques exemples d’eaux de source :
Mont Roucous : 25 mg/l de résidu à sec, pH = 5,85
Rosée de la reine :  18 mg/l de résidu à sec, pH = 5,8
Montcalm : 32 mg/l de résidu à sec, pH = 6,8
Eau de source de montagne (Carrefour) : 52,2 mg/l de résidu à sec, pH = 7,3
Volcania (Leader Price) : 43,58 mg/l de résidu à sec, pH = 6,3